lundi 18 avril 2016

Comme moi, vous rêvez .....




Comme moi vous rêvez de participer 
comme comédien amateur dans le spectacle historique 
des 11, 12 13 et 14 août prochains à l’abbaye de Pontigny ?


A côté des comédiens professionnels, une quinzaine de comédiens amateurs prendront part au spectacle et tiendront un petit rôle de figuration ou même, pour les plus expérimentés, diront un texte.
Voilà une expérience que j’aurais  bien aimé vivre si l’organisation de cet événement me laissait du temps libre.

Jouer à être un personnage qui ne ressemble pas et que malgré tout j’aurais  réussi à faire vivre en me costumant, en adoptant ses gestes et ses expressions, en le faisant parler,  en exprimant ses sentiments et ses opinions , voilà une exercice audacieux, enthousiasmant et excitant.  
Je sais aussi qu’il me faudrait  dominer mon stress, une sensation inévitable d’angoisse et de peur qui envahit au moment d’apparaître sur scène. Un pari audacieux   car il me serait  nécessaire de me surpasser afin de transporter le public dans l’imaginaire du récit.

Je ferais toute confiance à Fabrice Maigrot auteur et metteur en scène de ce spectacle pour m’aider à y parvenir et faire éclore en moi ce talent caché de comédien ! Mais Fabrice m’aurait-il choisi lors de l'audition qu’il va organiser pour les choix de ses comédiens bénévoles ? Je ne le saurai pas.

Mais vous, si vous désirez partager cette belle expérience, venez le samedi 30 avril à 10 heures salle des conférences du domaine abbatial de Pontigny pour une réunion d’information sur le recrutement des comédiens amateurs. Alors à bientôt.


Claude Henriat
Président de l’association Pontigny en lumière
06 52 33 59 70





            Où donc a été prise cette photo 
qui représente un masque de théâtre ? 


Et bien c’est un décor de la tribune
de l’orgue de l’église abbatiale
 de Pontigny, là même où sera donné notre spectacle théâtral, 
"Le temps des bâtisseurs"

mardi 5 avril 2016


Du roman au gothique

      Voilà deux mots qui renvoient à des architectures aux caractéristiques facilement identifiables et très répandues en Europe, dans les bâtiments civils et religieux. Ainsi, on parle d’églises romanes, puis d’églises gothiques dont les grandes cathédrales sont le fleuron. Toutefois, on dit que l’abbatiale de Pontigny est un édifice de transition ; c’est qu’il n’y a pas eu rupture entre les deux architectures mais évolution. On la doit à des préoccupations économiques souvent, et à un perfectionnement des techniques surtout.
       Les bâtiments romans sont imposants avec peu d’ouvertures. L’impression de lourdeur, due aux murs épais, aux piliers massifs, aux voûtes en berceau avec arcs en plein cintre, au chevet plat ou en cul-de-four, aux fenêtres étroites, est évidente dans les églises de Tournus (Saône-et-Loire), de Cadouin (Dordogne), du Thoronet (Var).
      Il faut beaucoup de pierres pour élever de pareils bâtiments. Le coût des matériaux et des transports poussera à rechercher des méthodes nécessitant moins de pierres.

      L’emploi de l’arc brisé, repris aux  églises wisigothiques, nombreuses en Espagne du Nord aux VII°-VIII° siècles, et la voûte d’arêtes représenteront déjà deux changements précurseurs.
      C’est à Durham en Grande-Bretagne que, pour la première fois au tout début du XII° siècle, on renforcera les arêtes en faisant saillir les arcs diagonaux. Cela facilite l’établissement de la voûte et dirige sur des points définis les poussées exercées.
La basilique de Saint-Denis (Ile de France), puis la cathédrale de Sens (Yonne) reprendront cette technique appelée croisée d’ogives. L’ogive est un double cintre bloqué par la clé de voûte. Les poussées sont recueillies sur des points précis au sommet de supports verticaux : les colonnes. Les murs ne sont plus nécessaires, on peut multiplier les ouvertures avec vitraux qui apportent la lumière. Les voûtains, entre les ogives, sont de peu de poids et indépendants de la structure.
Preuve à l’abbaye d’Ourscamp (Oise) où l’église,  en ruine, a son déambulatoire qui offre toujours au ciel la nudité de ses arcs ogivaux.

A Sens, l'architecte choisi par Henri Sanglier, archevêque, vers 1120, va appliquer cette technique et va surtout complètement innové en renforçant la solidité par les arcs -boutants : ainsi naît le gothique au nord de Pontigny, dans le plus grand archevêché de France.

      L’abbatiale de Pontigny a perdu son chœur à chevet plat typiquement roman, tel qu’il existe encore à l’abbaye de Fontenay (Yonne) ; elle offre des transepts encore romans, à piliers très larges qui supportent la voûte d’arêtes. Par contre, la nef, plus haute que les transepts, à larges ouvertures, est d’un gothique des débuts avec toujours de larges piliers mais des ogives pour les voûtes.

      Construit en à peine vingt ans, l’édifice garde donc le témoignage de ces deux styles d’architecture. L’impression de légèreté et d’élégance du gothique est manifeste dans le chœur totalement refait à la fin du XII° siècle.

vendredi 1 avril 2016

Mémoires de Pontigny : Paul Desjardins






Les habitants de Pontigny ont toujours vécu un peu différemment des autres villageois car leur vie, de tout temps, a été étroitement liée à celle de l'Abbaye.
La création du village date d'après la révolution, mais on retrouve déjà, dans des documents de 1775, la mention de certains noms qui y fondèrent ensuite famille, comme "Louis Crochot" ou  " la veuve Viaux". Leurs descendants reposent dans le cimetière proche de l'abbatiale.

 Il est toujours étonnant, de nos jours, d'entendre les habitants  évoquer leur père ou leur grand-père  qui "avait bien connu" l'Abbé Tauleigne  ou Paul Desjardins".
Aujourd'hui,  Alain Garnier, conseiller municipal, nous parle du maçon Léon Aléonard :

"Sur cette photo de famille figure, à droite, le maçon Léon Aléonard. Il travailla régulièrement pour Paul Desjardins et réalisa entre autres choses la belle cheminée de la pièce dite "chambre de Gide" dans le Dortoir des Convers.

 Il est cité dans les Cahiers de Paul Desjardins".

·        Extrait de la brochure "mémoires de Pontigny" disponible à la boutique de notre association "Pontigny en lumière" qui vient d'ouvrir en ce  début avril 2016 dans le Domaine de l'Abbaye.